Tag Archive for prison

Anarchistes

Un dessin que j’ai vu passé sur twitter parmi mes followers hispanophones (@Cazatalentos) et que je traduis ici:

ANARCHISTES

Le Petite école zapatiste VII.

Texte original ici.

Comme d’autres figures de la lutte pour la liberté, Mumia Abu-Jamal a été invité à participer à la Petite école par les zapatistes. Voici sa réponse:

 

Mumia vous remercie pour l’invitation à la Petite école zapatiste

 

Message au Mexique: Vive John Africa!

Chers frères et sœurs, cher Sous-commandant Insurgé Moisés, cher Sous-commandant Insurgé Marcos et tous les Zapatistes, chers fils et filles de la Petite École Zapatiste:

Bonjour.

Bravo pour le Mouvement Zapatistes, pour les pauvres, les paysans, les peuples des montagnes du Mexique!

Je m’appelle Mumia, un ami afro-américain d’Amérique du Nord.

Merci pour l’invitation à la Petite école. Vos maîtres vous dispenseront une vision du monde de lutte et de révolution.

Mes amis, l’histoire de l’Afroamérique est aussi votre histoire. Aux sombres jours de la captivité, le Mexique fut une maison de liberté pour les Africains et les indigènes échappés des États-Unis, maison de l’esclavage.

Fils et filles d’Emiliano Zapata, lisez, étudiez et apprenez le monde dont vous hériterez.

Mes amis, des prisonniers du capitalisme, je suis Mumia Abu-Jamal

mumia

Liberté pour Patishtán

Texte original ici.

Alberto Patishtán est un indigène tzotzil engagé dans la défense de sa communauté, El Bosque au Chiapas. Il purge actuellement une peine de 50 ans de réclusion au Centre de Réadaptation Social n°5 de San Cristobal de las Casas.

Emprisonné depuis 13 ans pour le meurtre de sept policiers, pour port d’armes réservées à l’armée, vol, délinquance en bande organisée, etc, il est devenu un symbole pour ses partisans qui clament son innocence et voient en lui un prisonnier politique. Selon les organisations sociales qui le soutiennent, son arrestation et son procès sont entachés d’irrégularités et les accusations de meurtre infondées! Les autorités auraient également reconnu l’innocence du professeur mais la justice persiste à le maintenir derrière les barreaux. Régulièrement la société civile se mobilise afin de rappeler aux gouvernements qu’ils n’oublient pas Alberto Patishtán.

D’ici à la mi-juillet le tribunal Collégial Fédéral de Tuxtla Gutiérrez (capital du Chiapas) doit rendre son verdict. Son avocat Sandino Rivera explique: « Juridiquement, c’est le dernier recours, s’ils ne reconnaissent pas son innocence, il n’y aura plus aucun recours national et il ne restera plus qu’un recours en grâce. »

Pour en savoir plus vous pouvez visiter le blog qui est consacré au combat d’Alberto: ici (en espagnol).

Dans la deuxième partie de leur communiqué, « les condisciples« , l’EZLN invite Alberto Patishtán à la Petite école zapatiste. Ci-dessous la traduction de sa réponse, suivi de celle d’un article évoquant son cas:

 

url

Réponse d’Alberto Patishtán Gómez à l’invitation de la petite école zapatiste

 

Prison No.5, San Cristobal de las Casas, Chiapas le 30 Juin 2013

 

FRERES SOUS-COMMANDANTS INSURGES

MARCOS ET MOISES

Depuis ce lieu de notre tranchée, recevez mon salut combatif, en même temps recevez les bénédictions de Dieu.

Compañeros c’est un honneur pour moi d’avoir eu le privilège d’être invité à la petite école, parce que nous en avons vraiment besoin pour continuer à cheminer ensemble, merci pour tout de cette grande opportunité qui sera d’un grand intérêt. Comme vous le savez il n’y a pas meilleur voie que l’Amour. L’Amour unifie, partage, se met au service, il est compatissant, cherche le bien commun, il est sincère, honnête, il sait écouter, il est patient, il dit la vérité quelle qu’elle soit, il exècre le mensonge, il se réjouit de la justice, il parle peu et quand il parle, il parle jusqu’à ce que les adversaires tremblent, il s’oublie lui-même, enfin l’Amour fait fuir la peur. Bien mes frères, merci pour vos leçons et avec le peu que j’ai vécu moi aussi j’enrichis mes connaissances pour continuer à livrer bataille à l’ennemi ; tout ça nous fait un pour tous et tous pour un dans l’exigence de justice. Compas, bientôt Dieu les bénira et recevez les salutations de mes frères de la Voz del Amate et solidaires de la Voz del Amate.

 

FRATERNELLEMENT.

Prisonnier politique de la Voz del Amate

Adhérent de la Sexta

Alberto Patishtán Gómez

patishtan-recibida-invitacion

Texte original ici.

Traduction d’un article de l’hebdomadaire Proceso

La libération de Patishtán « serait un acte de justice » : gouverneur du Chiapas.

Isaín Mandujano
4 de julio de 2013

Patishtan-Gran-OM-f-220x330

TUXTLA GUTIÉRREZ, Chis. Le prisonnier indigène Alberto Patishtán Gómez a reçu une nouvelle fois dans sa cellule le gouverneur Manuel Velasco Coello, qui une fois encore a affirmé que « sa libération serait un acte de justice ».

Velasco Coello était arrivé à la prison numéro 5 de San Cristobal de las Casas pour libérer un groupe d’indigènes qui, depuis trois jours, avait reçu leur bon de sortie et leurs familles qui attendaient leur sortie devant la prison sous la pluie et le soleil.

Dans ce contexte le responsable avait demandé au maître bilingue Alberto Patishtán de l’accompagner à la cérémonie de libération du groupe d’indigènes.

« Nous vous serons toujours reconnaissant et nous vous souhaitons le meilleur dans la vie, agissez de manière responsable », a dit Velasco Coello aux libérés, après avoir officiellement remis les papiers de remise de peine en présence des familles des libérés.

De même, il a souligné qu’il continuera à lutter pour obtenir la libération de Alberto Patishtán, qui par son initiative a aidé à rendre la liberté aux personnes inculpées.

De son côté, Alberto Patishtán a remercié le gouverneur pour le soutien qu’il lui a apporté et toutes les autorités qui ont rendu possible cette cérémonie de justice.

« Moi je sais que ces hommes qui sortent sont tous des personnes qui n’ont réellement commis aucun délit, mais qui ont passé de nombreuses années en prison et qui aujourd’hui vont à nouveau intégrer la société ; nous ne devons pas perdre l’espoir de sortir tous », a-t-il souligné.

Les prisonniers libérés étaient : Juan Collazo Jiménez, Pedro López Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan López González, Benjamín López Aguilar, Rosa López Díaz, Alfredo López Jiménez, Juan Díaz López y Rosario Díaz López.