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Appel à soutien du squat Chanti Ollin

source.

En signe de solidarité avec Chanti Ollin, je reproduit ci-dessous la traduction du communiqué des squatters publié initialement sur Indymedia Nantes.

Le communiqué original est à lire sur le blog de Chanti Ollin.

Le sⒶp

 

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Photo de @ValKphotos

 

 

 

Le 7 janvier le squat Chanti Ollin à Mexico s’est fait expluser et plusieurs de ses occupant-e-s ont été emprisonné-e-s. Relaché-e-s depuis, et ayant réussi à récupérer le lieu, illes lancent un appel à soutien afin de les aider dans les suites judiciaires et magouilles politico-foncières à venir.
Voici la traduction de leur appel. Merci de le faire circuler massivement.

 

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Photo de @ValKphotos

 

 

Communiqué de Chanti Ollin

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SIGNATURE POUR DÉFENDRE LE LABORATOIRE D’AUTONOMIE ET CHANTI OLLIN

source : https://chantiollinmx.wordpress.com/comunicado-chanti-ollin/

Au peuple du Mexique et au peuples du monde qui résistent et luttent
Aux médias libres indépendants et honnêtes

Le matin du mercredi 7 janvier 2015 s’est déroulé une agression et une tentative d’expulsion contre le collectif culturel Chanti Ollin,  instauré par le conflit de légalité autour de l’immeuble dans lequel il réside. Sans prévenir, sans un dialogue minimum, sans responsable qui se soit présenté, dans un acte d’invasion violente, de vol et destruction furieuse de bien collectifs et privés de la communauté de Chanti, avec un déploiement disproportionné de plus d’une centaine de force de l’ordre et plusieurs dizaines de destructeurs contre 15 compañeros et 3 enfants qui se trouvaient dans l’espace sans autre possibilité que de demander de manière insistante la présentation d’un ordre judiciaire et que s’arrête la violence considérant la présence de familles avec des mineurs (sans aucun résultat), une compañera et neuf compañeros ont été arbitrairement détenus et trompés, frappés, sans justification et accusés d’outrage, résistance à l’autorité et dommage à la propriété. Finalement ils ont été libérés avec des cautions imposées de près de 12.000 pesos et un processus judiciaire en cours.

Au retrait du siège policier, et grâce au soutien de dizaines de collectifs et personnes solidaires, la majorité des destructeurs ont abandonné l’immeuble laissant un groupe qui a été surpris en train de vandaliser et saccager les biens de la communauté, et qui, lorsqu’ils ont été interrogés, ont dit qu’ils appartenaient à l’assemblée des Barrios et ont été conduits aux forces de l’ordre et la CDHDF qui les ont arrêtés.

Durant la nuit, dans les alentours du Paseo de la Reforma et également sans aucune discussion, une caravane de plusieurs dizaines de compañeros solidaires, qui se dirigeaient au Ministerio Publico pour apporter des preuves de ce qui s’était passé, ont été attaqués par des agents de circulation et un contingent également disproportionné de forces de l’ordre et ce en présence d’autorités du gouvernement du GDF qui ont refusé tout dialogue. Des coups injustifiés et aveugles, qui ont frappé le sitting exigeant l’apparition des 43 normalistes d’Ayotzinapa, face à la procureure générale de la république, qui, dans les cas les plus graves ont impliqué la perte de connaissance de compañeros suite aux coups, la rétention dans les véhicules policiers et la maltraitance et l’extorsion dans l’agence du Ministère Public de San Cosme; dans certains cas ils ont du faire appel à l’aide médicale et à des traitements qui aujourd’hui encore continuent. Tout ça est une claire action irrégulière d’intimidation violente.

El Chanti a répondu avec son journal Queacer : mettant en place une barricade culturelle de garde avec des activités de bien être individuel et de collectifs artistiques, musicaux, théâtraux, de danse, d’arts plastiques, de soins thérapeutique et de fabrication de nourriture nutritive et saine, d’échanges justes, travail artisanal, conseils techniques pour l’habitat et la gestion durable de l’eau, l’installation de sanitaires et d’énergie , la production communicative, l’échange de savoir et de convivialité :  » l’habiter-travail » qui aspire à d’autres mondes avec l’espoir et l’allégresse, support aussi de nos droits de libre pensée, association et manifestation. Tout ça avec l’accompagnement et le soutien de collectifs, organisations et ami-e-s, expression solidaire du pays et du monde entier qui ont partagé et vu le Chanti comme un exemple qu’une vie différente est possible.

A l’agression nous rajoutons dans les jours passés, la criminalisation sortant des tiroirs obscurs du CISEM et la SEIDO, qui, par des moyens imprimés et radiophoniques, ont inclus Chanti dans les listes d’un inquiétant « anarchisme » assimilé comme menace sociale et crime organisé et que nous dénonçons car cela répond à leur stratégie d’inventer un ennemi public, en nommant comme anarchisme différentes luttes indépendamment de leurs orientations politiques pour pouvoir les réprimer sous ce prétexté.

Comme confluent et coexistence de la diversité vitale, culturelle, sociale, et politique que nous sommes, nous rejetons et condamnons fortement l’infondée criminalisation qui nous est destinée. Le Chanti Ollin est un espace avec une existence publique depuis 12 ans, ouvert au développement d’une diversité de projets autogérés et autonomes qui exercent les droits conquis et consacrés inclusivement pour la légalité existante. Face aux dénonciations qui disent que nous sommes violents, nous réitérons que notre lutte et nos activités ont toujours été civiles et pacifique et que ceux qui exercent réellement la violence c’est l’État comme il a su le démontrer amplement avec ses agissements à Iguala. Dans tous les cas, nous sommes un modeste reflet de la diversité de recherches d’alternatives de travail, possibilités créatives de recréation et d’échanges sous de nouvelles formes de convivialité, particulièrement jeunes , face à la carence et la négation de celles ci, par le régime et le capitalisme, au milieu des signes de prédation, d’opulence et de gaspillage d’une minorité criminelle autour d’un narco gouvernement au service des grandes entreprises.

Le Chanti réitère son ouverture et son appel a des projets collectifs et aux personnes qui contribuent au développement de la communalité et du bien-vivre, comme mode de rupture et de dépassement d’un régime et d’un système aux conséquences désastreuses pour l’immense majorité dans notre pays et dans le monde.

Nous exigeons le respect des libertés de pensées, expressions, associations et manifestations.

Nous exigerons le respect de nos droits, des projets culturels autonomes et exigeons qu’il n’y ait pas d’impunité face aux actes illégaux du pouvoir.

Nous appelons les organisations sociales, civiles, collectives et les autres personnes, en défense de nos droits fondamentaux, de continuer le soutien mutuel dans nos taches et luttes, à manifester notre digne rage face à la réalité de l’exploitation, de la spoliation, de la répression et des crimes d’en haut, depuis le pouvoir, et à ne pas abandonner la lutte pour un monde différent.

Non à la criminalisation de la dissidence et la protestation sociale !
Prisonniers politiques : Liberté !
Non à la spoliation et a la répression !
Vivants vous nous les avez pris, vivants nous les voulons !
Chanti Ollin, Chiapultepec, Mexico, le 21 janvier 2015

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Photo de @ValKphotos

Les signataires ci-dessous manifestons notre solidarité et soutien au collectif culturel Chanti Ollin Mexique et rejetons énergiquement la tentative de criminalisation de la part de l’État Mexicain à leur proposition culturelle, éducative, écologique et politique de transformation sociale et réitérons que des efforts comme cela doivent être soutenus et impulsé pour retrouver l’harmonie et la paix, la justice et la liberté, dont le Mexique, comme le monde entier, ont tellement besoin.

Nom du collectif / Organisation ou occupation / Pays ou lieu de résidence.

Si tu es d’accord avec ce qui est ci-dessus, tu peux nous envoyer un mail à l’adresse chantiollin.mexico[at]gmail.com avec tes références de soutien lesquelles seront uniquement utilisées pour donner des soutiens au document présent.